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On peut toujours faire dire aux chiffres et aux évènements ce que l'on veut bien qu'ils disent.

Qui n'a pas choisi la bonne date de référence, la comparaison avantageuse, ou incomplète, la bonne omission, pour donner du poids à son argumentation ?

La rhétorique est l'art de persuader au moyen du langage, c'est à la fois la science et l'art de l'action du discours sur les esprits. La présentation du Débat d'Orientation Budgétaire, DOB, lors de la séance marathon du Conseil Municipal du 14 Décembre ( 60 questions à l'ordre du jour) figure de style annuelle en est un bon exemple.

L'excellent article d'Ouest France du 16 Décembre a parfaitement rendu compte à la fois de l'objectif de ce texte, par lequel la majorité en place doit décliner ses orientations pour l'année qui suit et les suivantes, et de l'ambiance de ce débat, car il y a eu un vrai débat, contrairement à ce qui se passe dans certaines collectivités où cet exercice est vidé de toute substance.

Un point fait l'unanimité, c'est l'excellente santé financière de la Collectivité, où les avis divergent c'est sur l'orientation générale donnée à la politique de la Ville, soit tournée vers le "bien vivre aux Herbiers", soit tournée vers le "développement et la création d'emplois" Comme de coutumes, il n'y a pas des cigales d'un côté et des fourmis de l'autre, des gestionnaires en bon père de famille et de dangereux dépensiers de l'autre, la vérité se trouve évidemment dans ces deux conceptions.

Il est intéressant après 18 mois d'exercice du pouvoir de faire un point sur la politique de la Ville réellement engagée par la nouvelle municipalité.

Oublions les inévitables et quelquefois hasardeuses, mais habituelles, prises de position qui ont suivi les élections. Car, il s'agit, de rompre avec le passé, de montrer que l'on existe, et dans toutes les Collectivités en rupture de montrer à la population que le changement est là en prenant une décision symbolique, voir La Roche sur Yon, les Sables d'Olonne et bien sûr aux Herbiers avec l'abandon du projet de la Tibourgère. ( Pas seulement de l'Ecole comme on vous le dit, mais d'une Ecole à 7/8 classes dont 4 maternelles, une halte garderie et un restaurant) La comparaison avec des réalisations en cours s'arrête là...

Heureusement, car arrêter les projets coûtent cher, et bon gré malgré, les projets engagés par la précédente municipalité doivent être terminés, en y apportant quelques modifications évidemment; Bâtiment d'accueil du foot à Massabielle, EPHAD de la Tibourgére, Parc du Landreau, Centre Notre Dame, Eglise Saint Pierre...pour les principaux.

Souvenez vous de ce projet de Loi qui avait été déposé visant à interdire aux Maires la possibilité d'engager des projets dans les 6 mois qui précèdent la fin du mandat, en pure perte évidement car anticonstitutionnel, et comme il faut 4 ans de délai en moyenne pour lancer et réaliser un investissement, ce projet a été vite enterré...car impossible à mettre en œuvre.

Et voilà, après 18 mois, c'est le délai normal de prise en charge, que l'on ressort des tiroirs, l'agrandissement de la salle de gymnastique, le Cinéma Multiplexe, le Centre Technique Municipal, la Maison des Associations, le Lotissement de la Pépinière, l'aménagement du Centre ville Rue Nationale.

Il y va de la continuité municipale, et c'est ainsi dans toutes les Collectivités, d'ailleurs lorsque cette municipalité cédera sa place, la même histoire se répètera dans les mêmes conditions.

Il ne vous a pas échappé que tous les investissement listés ci-dessus ont été réalisés sans emprunter, preuve inéluctable qu'ils étaient financés. CQUFD. La baisse de l'endettement, parlons en, présenté comme un objectif de bonne gestion, ce qui est discutable d'ailleurs ( CF auto financement du Lotissement de la Pépinière) va s'arrêter en 2016, avec pour équilibrer le budget 2016, un emprunt de 1 million d'euros, puis 2, puis 3, puis 4 Millions les années suivantes si l'on veut maintenir les investissements à hauteur de 6 millions d'euros par an.

Il en est de même pour les frais de personnel, comme pour les charges générales de fonctionnement, c'est l'évolution de l'ensemble des dépenses de fonctionnement qu'il faut prendre en compte, tant les transferts entre chapitres sont possibles. Par exemple, il suffit de développer l'externalisation pour diminuer les frais de personnel, mais en contre partie augmenter les charges de fonctionnement...

Ainsi, va l'histoire municipale dans sa continuité, à chacun sa vérité au service de la Collectivité.

Etienne Remaud

Tag(s) : #Les Herbiers

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