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7877 candidats dont 42 % de femmes aux législatives du 11 Juin, soit plus de 13 candidats en moyenne par circonscription (dont 9 pour la 3éme de Vendée) pour 577 postes à pourvoir, avec un nombre de partis politiques qui n' a jamais été aussi important, près de cent.

Il y a une explication à cette situation, depuis 1988, les partis politiques sous certaines conditions perçoivent des fonds publics à l'occasion des législatives, 1,42 euros par an et par voix obtenue à condition quand, même de recueillir 1 % des voix dans 50 circonscriptions.

Les partis ont donc intérêt à présenter le plus grand nombre de candidats possibles dans beaucoup de circonscriptions pour espérer bénéficier des subventions de l'Etat (et, ce hors remboursement des frais de campagne)

C'est pour cela que nous avons reçu cette semaine dans les classiques grandes enveloppes grises les professions de foi, d'illustres inconnus qui ne sont pas là pour se faire élire, mais pour permettre aux partis qui les soutiennent d'espérer la manne de l'Etat.

A titre d'exemple, l'UPR, de F. Asselineau présente 574 candidats...

Car, pour exister, un parti politique, petit ou grand, a besoin d'argent, de beaucoup d'argent, pour se payer des bureaux, rémunérer des permanents, financer des campagnes de promotion, organiser des réunions, former ses militants.

En 1988, quand la Loi de Financement des partis politiques a été votée, il s'agissait de favoriser la démocratie en permettant aux petits partis de se présenter aux élections sans recourir aux financements privés le plus souvent occultes, apanage des grandes formations ayant pignon sur rue. Les généreux donateurs espérant dans cet  investissement des retombées ultérieures, fiscales, de marchés ou de facilités favorables à leur entreprise.

Aujourd'hui, comment sont financés les partis politiques en France?

- par les cotisations et des adhérents, et les contributions des élus  ( très importantes au PCF)

- par les dons, limités à 7 500 euros par personne ( mais on peut organiser un repas à 150 000 euros la place, et plus, sic)

- par les financements publics ( Plus de 70 millions d'euros) dépendant, d'une part et pour moitié environ du nombre de voix obtenues aux élections législatives (voir ci-dessus) et d'autre part du nombre d'élus à l'Assemblée Nationale.

Les sommes sont considérables pour les 5 grands partis, qui, en 2016 se sont partagé plus de 63 millions d'euros, le PS a perçu en fonds publics, 25 millions d'euros, l'UMP, 18,5 millions, et le Front national 5 millions, les Verts et le PCF 3 millions, l'UDI et centristes 2,5 millions, et decrescendo jusqu'au plus petit, moins de 100.000 euros...

Là aussi, le nerf de la guerre, l'argent, configure le paysage politique français.

Etienne Remaud

 

 

 

 

Tag(s) : #Société

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