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Apparition de nouveaux acteurs, bouleversement des modes de commercialisation, modification des relations avec les clients, disparition accélérée des petites structures commerciales : e-commerce bouleverse le fonctionnement traditionnel des marchés.

Son chiffre d'affaires augmente de manière continuelle, avec dans certains secteurs, une progression annuelle à deux chiffres.
Amazon, pour ne citer que lui, ne vient il pas d'annoncer la création d'un 5ème centre à Amiens, devant employer plus de mille personnes et de faire état d'un besoin ponctuel pour les ventes de fin d'année de 8 500 personnes ...

Lorsque e-commerce était apparu il y a une vingtaine d'années, il avait fait naitre chez certains économistes un espoir fou : e-commerce allait être le modèle de marché, pur et parfait, théorisé par Léon Walras ( 1834/1910) : concurrence parfaite, transparence des prix, fluidité des transactions...

Certes, et encore aujourd'hui, il y a des inconvénients à ce type de marché, mais les choses s'améliorent à grande vitesse ; achats sur images, délais pas toujours respectés, articles non conformes, problèmes de tailles, sites frauduleux...Et pourtant, ça marche, car selon les utilisateurs, surtout urbains, le gain de temps est important, les choix sont multiples, on peut faire cela chez soi, et les moyens de paiement sont de plus en plus sécurisés.

Qu'on le veuille ou non, le commerce en ligne, est comme un TGV, lancé en pleine vitesse, ceux qui n'ont pas voulu ou pu le prendre resteront à quai...Cas de la Redoute à Roubaix

Rien qu'en France, on dénombrait, 190 000 sites marchands actifs ( multipliés par dix en 10 ans) 36 millions de clients (un français sur deux), 65 milliards de C.A. en 2015.

Certains secteurs, comme celui du tourisme ont connu un développement fulgurant: réservation de billets en ligne, réservation de séjours, de chambres d'hôtel, promotions multiples si l'on n'est pas contraint par les dates et maintenant de chambres chez l'habitant avec Airbnb... au grand dam des Hôteliers et des Agences de voyages.

Dans le domaine culturel le bouleversement est aussi très profond, la multiplication des applications permet d'enregistrer des spectacles et films, d'écouter de la musique, à tous moments...tuant l'industrie du disque, CD et autres supports et posant le problème insoluble de la rémunération des artistes.

Le marché dit de "seconde main" le plus récent avec EBay et le Bon coin par exemple donne une seconde vie aux produits en mettant en relation des millions de vendeurs et d'acheteurs...et ça marche.

Il n'y a pas de secteurs qui échappent à e-commerce, sauf encore le secteur bancaire, regardez le combat d'arrière garde des taxis contre Uber, ils ont été obligés de copier ceux qu'ils avaient combattus pour survivre. Ironie du sort. Et que dire du marché de la voiture ?

Et parlons du commerce de détail dont les vitrines vides enlaidissent inéluctablement nos centres bourgs. Si les grandes surfaces ne perdent pas tout dans cette affaire avec les commandes en ligne et le drive, il ne reste pas beaucoup de solutions au commerce de détail pour survivre: cultiver l'accueil client, développer une offre de "niches", servir de points relais pour les pureplayers ?

Les moyens financiers d'e-commerce sont démesurés, leur imagination sans limites, (nous pourrons bientôt essayer les vêtements chez soi, et voir l'effet produit à 360 °à partir de nos mensurations préenregistrées en trois dimensions), les leaders, ceux qui maitrisent "les tuyaux" tirent les ficelles, l'avancée est fulgurante, nos structures, celles qui le peuvent devront s'adapter ou disparaître, ce n'est qu'une question de temps.

Etienne Remaud

Tag(s) : #Société

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